Voyage Arica. Séjours et information.

Géographie, climat, sites, histoire, musées et monuments, hôtels, transports, circuits.

 

SITUATION GÉOGRAPHIQUE D’ARICA

Géographie d'Arica
Arica est une belle ville de 226 000 habitants (2017) située sur le littoral nord du Chili, dans la région Arica et Parinacota. C’est le port chilien le plus proche de la frontière, à seulement 18 km au sud du Pérou. Desservie par la Panaméricaine, c’est un véritable carrefour d’échanges. Elle sert de plus de port libre pour la Bolivie qui n’a pas d’accès direct à la mer ; la ligne ferroviaire qui relie Arica à La Paz génèrait un transfert de marchandises important jusqu’en 2001. Le transport routier a peu a peu pris le pas sur le chemin de fer. Au-delà de cette activité commerciale dynamique, elle attire pour sa qualité de vie. Ses plages et jardins qui bordent l’océan Pacifique la rendent agréable.

 

CLIMAT D’ARICA


Arica est surnommée la ville de l’éternel printemps en raison de ses températures clémentes tout au long de l’année et un climat aride qui ne souffre pas d’une forte amplitude thermique. En février (été), la température maximale est de 26 degrés, et la minimale de 20. En juillet (hiver), la température maximale est de 18 degrés et la minimale de15. Son fort taux d’ensoleillement fait d’elle une station balnéaire prisée, avec plusieurs plages de sable comme El Laucho et La Licorne. Voir notre fiche : Quand partir au Chili.

 

HISTOIRE D’ARICA

Histoire d’Arica
Fondée en 1565, Arica est une des plus anciennes villes coloniales du Chili. Elle doit sa prospérité à l’exploitation massive des mines de Potosí sous l’époque coloniale, dont elle était le port le plus proche. Elle est restée durant des siècles sous domination péruvienne. Le 7 juin 1880, la bataille d’Arica marque un tournant décisif dans la guerre du Pacifique qui oppose le Pérou au Chili. Les fantassins chiliens prennent d’assaut el Morro et infligent 700 pertes humaines du côté des Péruviens, qu’ils poussent à la déroute avant de faire plus de 1300 prisonniers. Cette date est toujours commémorée comme Día de la Bandera (Jour du Drapeau) au Pérou et le Día de las Glorias de la Infantería (Jour des gloires de l’infanterie) au Chili. Occupée depuis ce jour par les forces chiliennes, la région est officiellement annexée comme partie intégrante du Chili avec le Traité de Lima en 1929.

 

QUE VOIR À ARICA ?

MAISON DE LA CULTURE D’ARICA

Maison de la culture d'Arica
Les monuments les plus connus d’Arica sont les œuvres livrées par les ateliers de Gustave Eiffel à l’époque de l’apogée de l’exploitation minière, à la fin du XIXe siècle. La Cathédrale de San Marcos, commandée par le président péruvien José Balta, à l’origine pour la ville de Ancón, est finalement installée en 1876 à Arica, sur les ruines de l’Église Matriz détruite en 1868 par un séisme. Déclaré Monument national du Chili en 1984, son architecture néo-gothique est caractérisée par une structure exclusivement métallique, tout comme l’ancienne gare ferroviaire et les bureaux de la douane aujourd’hui Maison de la Culture.

 

ANCIENNE STATION FERROVIAIRE D’ARICA

Ancienne station ferroviaire d'Arica
L’ancienne station ferroviaire de la ligne Arica-La Paz se trouve dans le voisinage de l’ancienne douane dessinée par Gustave Eiffel et du port. On peut y admirer une locomotive à crémaillère allemande Alt Essligen de l’année 1924. Le musée ferroviaire inauguré en 1987, après un temps de fermeture, a été rouvert en 1997. Les anciens quais accueillent aussi des expositions, concerts et salons littéraires. La ligne Arica-La Paz avait été inaugurée en 1913, conformément au Traité de 1904 garantissant le trafic ferroviaire à perpétuité en échange de l’annexion du littoral bolivien par les Chiliens. Elle parcourait 440 km pour relier la Bolivie à l’océan Pacifique, avec un col à 4265 m dans la cordillère des Andes. Mais les intempéries de 2001 et la faillite en 2005 ont eu raison de son activité. Le train effectue aujourd’hui seulement quelques voyages touristiques jusqu’à Poconchile, à bord du mythique Dorado de los Andes.

 

LA CASA BOLOGNESI

Casa Bolognesi, Arica
La Casa Bolognesi se trouve dans le sud de la ville d’Arica, au pied de la colline du Morro, à l’angle entre les rues Yungay et Colon. Elle fut le théâtre d’un épisode héroïque de la guerre du Pacifique, qui lui vaut son surnom de Casa de la Repuesta. Elle appartient toujours à l’État péruvien, d’après le Traité de Lima de 1929. Le 5 juin 1880, le colonel péruvien Francisco Bolognesi y refusa la proposition chilienne d’accepter sa reddition et mena la bataille jusqu’à la fin, en promettant : « Je remplirai mes devoirs en brûlant jusqu’à la dernière cartouche ». Comme toutes les maisons de la fin du XIXe siècle, elle arborait une belle façade toute en bois, avec deux terrasses à l’étage. La première balustrade est bordée par une simple grille de fer forgé, et soutient un arc de bois sur lequel s’appuie la seconde terrasse, joliment ornée de colonnes et d’un petit phare à l’angle. Ses nombreuses modifications n’ont portant pas altéré ce qu’elle représente pour les Péruviens au Chili.

 

 MUSEO DE SITIO COLÓN

Museo de Sitio Colón 10 Arica
Situé au pied du Morro, en lieu et place de ce qui aurait dû être un hôtel, le musée de Sitio Colón 10 possède une histoire quelque peu hors du commun. En effet, lors des premières excavations on ne tarda pas à découvrir une douzaine de momies chinchorros vieilles de plus de 4000 ans. Mais, la surprise fût encore plus grande lorsque l’équipe d’archéologues chargée d’exhumer les restes déclara qu’il y avait là plus d’une centaine de momies. Le projet d’édifier un hôtel dans ce qui semble être un lieu sacré de la culture chinchorro fût avorté et on décida d’aménager le site en musée. Ce dernier fût inauguré en décembre 2009. Aujourd’hui, on peut observer les momies intactes, telles qu’elles ont été découvertes, une grande première dans l’histoire de la conservation du patrimoine culturel chilien.

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GOUVERNEMENT MARITIME D’ARICA

Gouvernement maritime d'Arica
Le gouvernement maritime d’Arica dispose de ce siège depuis sa construction par l’entreprise Franky & Julián en 1926. Situé entre le Morro et l’océan Pacifique, il se démarque par sa belle coupole dont la cloche annonçait autrefois l’arrivée des bateaux et les incendies.

 

UNIVERSITÉ DE LOS LAGOS

Université de los Lagos, Arica
L’université de los Lagos est une institution publique créée en 1993 par l’université d’Osorno et l’université technique de Puerto Montt. Elle reçoit 3800 élèves dans plus de 100 cursus d’études supérieures. Présente sur les campus de Coyhaique et l’institut de développement universitaire de Santiago, elle coordonne aussi des formations dans 42 villes entre Arica et Punta Arenas.

 

LE MORRO D’ARICA

Le Morro d'Arica
Le sud d’Arica est surplombé par le Morro, une formation rocheuse de 130 m de haut, érodée par l’océan Pacifique. Ce symbole de la ville a été déclaré Monument National le 6 octobre 1971. On peut profiter d’une vue panoramique sur toute la ville et les plages depuis son balcon, accessible en voiture par la rue Sotomayor ou à pied par le sentier de la rue Colón. Au sommet, l’esplanade abrite le musée d’Histoire et d’Armes d’Arica, ainsi que le Christ de la Concorde. Cette statue massive, de 11 m de haut pour 15 tonnes d’acier et de bronze, symbolise la paix entre le Pérou et le Chili. Elle a été sculptée par Zemlika Valdivieso sur un modèle de Raúl Valdivieso, et livrée depuis l’Espagne en 1987.

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LE PORT D’ARICA

Port d'Arica
Le Port d’Arica est un des principaux terminaux portuaires du Nord du Chili. C’est aussi le seul point d’accès maritime de la Bolivie, qui a une concession territoriale depuis 1999 en vertu du Traité de paix de 1929 qui lui a ôté ses territoires du littoral. Le trafic portuaire s’organise en diverses zones : les douanes chiliennes, la jetée des pêcheurs qui peuvent vendre sur place à la criée, et la partie dédiée plus généralement au transport commercial, avec de nombreux hangars desservis par un train. L’infrastructure globale date de 196v6, et fait suite à l’explosion des échanges après le classement de la ville d’Arica comme zone libre de douane en 1953. Après une modernisation structurelle en 1998, un nouveau quai a été bâti en 2009.

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MARCHÉ AGRICOLE D’ARICA « EL AGRO »

Marché El Agro à Arica
Situé à la sortie de la ville d’Arica, le marché agricole “El Agro” est un concentré de couleurs, de senteurs, de chants et de produits locaux riches et exotiques. On y trouve tous les plus beaux fruits exotiques que le Chili a à offrir. Au-delà d’un lieu où les locaux peuvent se retrouver pour les courses de la semaine, leurs enfants parqués dans les cadis en métal noir, c’est aussi l’occasion pour les étrangers de venir y découvrir de nombreux fruits exotiques rares et difficiles à dénicher ailleurs. L’ambiance y est tamisée puisque la seule lumière provient du soleil qui s’infiltre au travers des tissages de bambous qui servent de plafond. On peut s’y promener au rythme des chants et des danses qui font partie intégrante du folklore de ce lieu, oscillant entre les stands de fruits ou de chaussures, et les petits restaurants où l’on peut savourer une viande d’alpaga.
Ce marché est né d’une coopération entre plusieurs agriculteurs autour de la ville d’Arica qui souhaitaient faciliter leurs déplacements, et c’est devenu aujourd’hui un lieu central pour tous agriculteurs du Nord du Chili. Le marché compte ainsi plus de 600 stands, de quoi ravir les papilles et les curieux !

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MUSÉE D’HISTOIRE ET D’ARMES DEL MORRO DE ARICA »

Musée Historique et d'Armes du Morro d'Arica
Inauguré en 1974, le Musée d’Histoire et d’armes est collé à une ancienne forteresse où se tenaient les troupes de défense de la ville d’Arica durant la guerre du Pacifique (1879-1884). C’est un lieu qui permettait aux troupes d’avoir un contrôle à la fois sur la terre et sur la mer. Ainsi, le musée relate des faits d’armes durant la guerre du Pacifique, et on peut également y retrouver aujourd’hui des canons et visiter les enceintes du fort.

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LES PLAGES D’ARICA »

1 PLage La Lisera, Arica
Une visite à Arica se doit d’être marquée par un moment passé sur l’une des belles plages qu’offre la ville, que ce soit le temps d’une baignade aux heures chaudes ou d’une promenade le soir au coucher du soleil. Parmi les nombreuses plages qui valent le détour : El Laucho, La Lisera et Brava. El Laucho se démarque par sa proximité avec la ville d’Arica et est située au pied de la colline Morro, historiquement conçue pour protéger la ville. Il y en a pour tous les goûts : petits coins d’ombre au pieds des palapas (petites constructions en palmiers), restaurants où grignoter ou siroter en profitant du soleil, et des zones de baignades calmes pour se rafraîchir aux heures les plus chaudes. A peine à un kilomètre de là se trouve la plage La Lisera. La plage tient son nom du mot “lisas” qui veut dire “rougets”, des petits poissons qui peuplent l’eau des environs. Il s’agit d’une plage familiale où parents peuvent surveiller leurs enfants facilement grâce à sa forme en crique et sans avoir à craindre le doux roulement des vagues sur le sable fin. Tout y est pensé pour faciliter la vie aux visiteurs : parkings, vestiaires, stands de boissons, etc. Enfin, la plage de Brava. A nouveau, le nom est évocateur puisque “brava” signifie “courageuse”, et il s’agit bien d’une plage où la baignade est déconseillée, surtout aux plus jeunes. Cependant c’est un endroit qui offre certains des plus beaux paysages, et où il sera agréable de pique-niquer entre amis ou bronzer en lisant.

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QUE VOIR DANS LES ENVIRONS D’ARICA ?

 LA VALLÉE AGRICOLE D’AZAPA

Vallée d'Azapa
La vallée agricole d’Azapa s’étend entre la côte et la cordillère des Andes, à proximité d’Arica. C’est une oasis fertile au milieu d’une zone désertique, entourée de part et d’autre de montagnes ensablées. On y cultive quantité de fruits tropicaux, des olives et des fleurs.

 

VILLAGE DE POCONCHILE

Eglise de Poconchile

Poconchile est un village de la vallée de Lluta, zone où l’on cultive la luzerne. Sa spécificité est son église, San Jerónimo, construite en 1605 et la 4ème plus ancienne après San Francisco à La Serena (1585), San Francisco à Santiago (1586) et Santo Domingo Santiago (1595). L’église est en adobe avec deux clochers en bois. Elle a été déclaré Monument National.

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SAN MIGUEL D’AZAPA

Eglise de San Miguel de Azapa

San Miguel de Azapa se trouve dans la vallée de Azapa, oasis où se cultivent fleurs, gayabas et olives. Le village a hérité de la culture afro-péruvienne des esclaves des colons espagnols. Il est surtout connu pour son musée sur les Chinchorros, qui détient les momies les plus anciennes de la planète. L’une des festivités les plus attendues au village est le Carnavalón, célébration dédiée à la Pachamama et au Père Inti. L’église de San Miguel Azapa 1660 est la 8ème plus ancienne du Chili, après celles de San Francisco à La Serena 1585, San Francisco 1586 et Santo Domingo 1595 à Santiago, San Jerónimo à Poconchile 1605, San Martín de Tours à Codpa 1618, San José de Pachica à Pachica 1618 et San Pedro de Esquiña à Esquiña 1618.

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MUSEE DE SAN MIGUEL DE AZAPA

Musée archéologique de Azapa

Situé à une douzaine de kilomètres d’Arica, dans la vallée de Azapa, ce musée héberge de nombreux trésors historiques et anthropologiques, notamment les momies de l’époque des Chinchorros. Elles sont à ce jour qualifiées comme étant les plus vieilles momies au monde, et sont inscrites depuis 2021 au Patrimoine mondial par l’Unesco. Avec plus de 86 000 pièces à son actif, le musée en expose seulement une partie en dépit de sa superficie. Visiter ses galeries aide à comprendre le développement et l’évolution des populations indigènes des Andes à travers les dimensions agricoles, culturelles et spirituelles.

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LES OLIVES DE LA VALLÉE DE AZAPA

La production d'olives de la vallée de Azapa

La géographie et et le climat de la vallée de Azapa est propice à la culture de l’olive. Il est possible de visiter certaines plantations d’oliviers, comme celle des Olives Gallo, en compagnie de leurs exploitants qui , comme Don Juan, prennent le temps de vous donner des explications sur leurs olives et leurs caractéristiques. Après la visite, ìl vous sera proposé d’acheter des olives, mais pas avant de les avoir goûtées ! À l’exploitation Gallo, vous aurez aussi la possibilité d’observer les colibris qui viennent se désaltérer aux réservoirs installés à cet effet. Dans la vallée, vous trouverez également d’autres lpantations, de bananes notamment.

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 LE CERRO SAGRADO

Géoglyphes de Cerro Sagrado, Azapa
Le Cerro Sagrado se dresse dans la vallée d’Azapa, à 8 km de la côte. Il a les flancs couverts de très beaux géoglyphes qui remontent à la période comprise entre 1000 et 1400 avant J-C. On peut distinguer des représentations d’hommes, de lamas, de reptiles, mais aussi de figures géométriques abstraites. Le procédé utilisé est l’accumulation de pierres obscures sur le sol clair de la colline, qui met en valeur le dessin par contraste. L’extrême aridité du lieu a permis la conservation de ces œuvres à travers les millénaires.

 

 LE CERRO SOMBRERO

Géoglyphes de Cerro Sombrero, Azapa
Le Cerro Sombrero, situé dans la même vallée d’Azapa, est quant-à lui orné de deux lamas géants. Ces symboles auraient permis d’indiquer la route ou les points d’eau pour les caravanes de commerce de l’époque qui permettaient d’échanger des produits des Andes avec le littoral. Les géoglyphes avaient aussi sûrement une fonction sacrée.

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 VALLÉE DE LLUTA

Vallée de Lluta
A 10 km au nord d’Arica, la vallée de Lluta abrite le village de Poconchile. Ancienne halte sur le chemin inca, il faisait office de base d’approvisionnement pour la liaison ferroviaire entre Arica et La Paz en Bolivie, aujourd’hui disparue. Le village s’anime chaque année autour de son église San Geronimo, pour la saint Jérôme le 30 octobre et la saint Joseph le 19 mars. Cet humble édifice en adobe daté de 1604 figure parmi les plus anciennes églises du Chili.
Dans la même vallée, au bord du rio San José, le Pucará de San Lorenzo est une fortification du XIIe siècle, qui surplombe diverses sépultures plus anciennes datant de la culture Tihuanaco, autour du VIIIe siècle. À 65 km d’Arica en circulant le long de la route vers la Bolivie, la Quebrada de Cardones permet d’admirer des cactus candélabres parfois haut de 5 m.

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LES GÉOGLYPHES DE LA RANA

Géoglyphes de La Rana, El Aguila, El Gigante, Lluta
Les géoglyphes de La Rana (borne kilométrique 31), El Aguila (borne kilométrique 51) et El Gigante (borne kilométrique 101) tirent respectivement leur nom de leur forme de ; grenouille, aigle et géant. Ce sont les plus célèbres de la vallée de Lluta. Ils sont observables sur les flancs des collines qui bordent le côté sud de la route entre les kilomètres 6 et 7. Tout le long de la vallée de Lluta, particulièrement sur les parois des monts Sagrado, La Tropilla et Sombrero, on peut distinguer des pétroglyphes en forme d’animaux, d’humains ou géométriques qui datent de la culture Tihuanaco et de la culture Inca.

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LES PÉTROGLYPHES DE ROSARIO

Pétroglyphes de Rosario, Lluta
Les pétroglyphes de Rosario se trouvent au niveau du kilomètre 17 de la vallée de Lluta. Ils représentent des figures anthropomorphes et zoomorphes diverses, gravées à même les rochers.

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 PUCARA DE COPAQUILLA

Pucara de Copaquilla
A 100 km de la côte et à 3000 mètres d’altitude, le Pucará de Copaquilla et ses vestiges fortifiés du XIIe siècle dominent la vallée de Lluta. Elle est située sur l’actuelle route n°11, sur une position statégique, près d’un col et est entourée de ravins. Les archéologues ont dénombré 400 enceintes réparties entre maisons, enclos ou murs défensifs. Elle a été déclarée « Monumento Histórico Nacional » en 1983. Copaquilla veut dire « polvo color ceniza » (poussière couleur cendres) en langue quechua.

 

PRESENCIAS TUTELARES, SCULPTURES DE JUAN DIAZ FLEMING

Presencias Tutelares, sculptures de Juan Díaz Fleming
De grandes sculptures, créées par l’artiste Juan Díaz Fleming, sont visibles dans la Pampa de Acha. Elles apparaissent à un croisement des routes n°5 et n°A-31 à 19 km au sud d’Arica. Les Presencia Tutelares, d’une hauteur d’environ 10 mètres, sont un ensemble de 3 sculptures en béton armé de couleur rougeâtre. Elles représentent les premiers habitants qui se sont installés dans cette région, protégés par les dieux qui vivaient dans les collines. Construites en 1996, dans une grande zone désertique, les statues sont faciles à voir en plein jour. Des parkings sont d’ailleurs mis à disposition des visiteurs pour qu’ils puissent mieux les approcher et les observer. Dans cet environnement, quelques activités ont été mises en place pour faire participer les habitants de la région, comme par le biais de soirées électroniques, de réunions de photographies de nuit, d’activités sportives ou encore de réunions d’observation des étoiles.

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 LA VALLÉE DE CAMARONES

Vallée Camarones
La vallée de Camarones constitue le trait d’union entre les contreforts des Andes et l’océan. Fertile et agricole, cette zone débouche sur la Caleta Camarones, sur le Pacifique. Vallée encaissée et profonde, elle offre des paysages particulièrement impressionnants. La montée de la route Panaméricaine sur son flan nord est dite être la plus longue du Chili avec 21 km de pente discontinue.

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MOMIES « JAYLLIÑA THAYA », CALETA CAMARONES

Statue momie Chinchorro, « Jaylliña Thaya, Caleta Camarones
À 106 km au sud d’Arica dans la vallée de Camarones, à l’intersection avec la route nationale n°5deux statues de 4 mètres créées par les artistes Paola Pimentel et Johnny Vasquez et financées par l’université Tarapacá. Ces statues appelées « Jaylliña Thaya » représentent deux momies, une femme et un homme, en l’honneur des momies et de la culture Chinchorros. 10 km plus loin, à l’intersection du rio Camarones et du Pacifique une 3ème statue se dresse au-dessus de l’océan et du hameau de pêcheurs de la Caleta Camarones.
Le but de ces oeuvres est de transmettre ce patrimoine et de souligner l’importance de cette culture dans la région d’Arica au Chili. Le peuple Chinchorros a été le premier de l’Histoire de l’humanité à procéder à des techniques de momification, il y a plus de 7 mille ans, bien avant les égyptiens. Les premières momies ont été découvertes au début du XXe. Ce peuple a disparu à cause de l’eau contaminée par de l’arsenic, les faisant mourir avant qu’ils n’atteignent l’âge de 25 ans. « Jaylliña Thaya » signifie en langue Chinchorros le chant du vent. En effet, ces statues produisent des sons musicaux causés par le passage du vent dans des petits trous creusés dans l’argile.

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ESPACE CULTUREL CHINCHORROS DE CUYA

Musée Chinchorro de Cuya
Cet espace culturel a ouvert ses portes à l’occasion de l’inscription du peuple et de la momification artificielle de la culture chinchorro dans la région d’Arica et de Parinacota à la liste mondiale du patrimoine de l’UNESCO en juillet 2021. Les momies Chinchorros, vestiges d’un peuple qui vivait dans la région d’Atacama entre 7000 et 1500 avant J.C., sont les plus anciennes momies du monde. Certaines de ces momies artificielles ont jusqu’à 7000 ans. Le centre culturel de Cuya permet aux voyageurs de la route 5 de faire une pause pour découvrir des répliques des momies les plus connues, des masques cérémoniaux, des colliers d’os, des harpons, et de nombreux autres objets phares de la culture Chinchorros.

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CUYA

Cuya, vallée de Camarones
Cuya est un hameau situé à 106 kilomètres au sud d’Arica, sur le bord du río Camarones dans la vallée Camarones. Bien qu’il s’agisse de la capitale communale de Camarones, on n’y trouve guère plus de 150 habitants. La localité se divise en deux : d’une part Cuya Oriente qui se trouve à l’intérieur de la vallée, et d’autre part Cuya Poniente où l’on trouve un poste de contrôle des marchandises puisque le hameau se trouve à l’extrême sud de la région d’Arica et Parinacota, sur la route 5 panaméricaine Arica – La Serena qui mène à la région voisine.

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CALETA VITOR

Caleta Vitor, Région de Arica Parinacota
La caleta Vitor est une petite crique de pêcheurs située dans la région de Arica. Jusqu’en 2003, la crique était fermée au public puisque l’armée du pays y avait installé un détachement de l’infanterie marine, ainsi que deux canons. Le but était de protéger la région d’un débarquement hostile, mais lorsque les relations avec les pays limitrophes se sont améliorées, l’armée a levé ses troupes et la crique est redevenue publique. Si on s’y promène aujourd’hui, on peut y trouver quelques vestiges des installations : des sacs de sables encore pleins, de parties de murs et des tubes de canons encore pointés vers la mer. En se promenant un peu aux extrémités de la plage, on peut également trouver des vestiges de la culture Chinchorro : des peintures rupestres d’animaux et des fosses contenant des ossements et des nattes de tissus végétaux. Non loin de là se trouve également une momie encore à moitié enterrée, la main, le dos et le haut du crâne dépassant du sol. Malheureusement, en 2005, les autorités locales constatent de sérieux dommages liés aux déchets laissés par les touristes qui se mêlent aux ossements dans les fosses, ainsi que les nombreux graffitis laissés par certains à l’intérieur de la grotte et sur les vestiges de canons. Faute de pouvoir assurer un contrôle permanent des lieux, des panneaux explicatifs ont été postés à côté de ces vestiges archéologique, dans l’espoir de sensibiliser les passants et limiter ainsi les dégâts.

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STATION DE TRAIN CENTRAL, LIGNE ARICA-LA PAZ

Station de Train Central, ligne Arica La Paz
La station de trains de Central est une petite gare, encore en activité aujourd’hui, située entre les gares de San Mantrín et de Pampa Ossa sur la ligne qui relie Arica à La Paz, en Bolivie. La ligne de chemins de fer Arica – La Paz fut inaugurée à l’occasion du traité de 1904 entre le Chili et la Bolivie. Il s’agit du moyen le plus court pour relier la Bolivie à la côte ouest. Suite à de fortes chutes de neige en 2005, les chemins de fer sont devenus impraticables, et à ce jour, la ligne de transport de marchandises n’a toujours pas été rétablie. Cependant, les gouvernements chilien et bolivien négocient un rétablissement de la connexion afin de permettre à la Bolivie d’avoir un meilleur accès au commerce extérieur et de proposer une solution aux touristes chiliens qui souhaiteraient découvrirent les paysages des plateaux boliviens.

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FÊTES À ARICA

Fêtes à Arica
En février ou mars, Le Carnavalón est fêté juste avant l’entrée dans le carême par les villages de l’altiplano, avec les traditionnelles offrandes à la Pachamama et à Inti, divinités de la terre et du soleil qui donnent la vie aux sociétés rurales. Ño Carnavalón ou Rey Momo est enterré avec toutes sortes de cadeaux pour garantir une année prospère.
Les 7,8 y 9 février à Arica même, c’est pendant 3 jours que le carnaval Andin International mêle les traditions des descendants d’africains et des peuples indigènes en réunissant depuis 2005 le festival Inti Ch’amampi de la Confrérie de Danses andines d’Arica et le festival Con la Fuerza del Sol de la Fédération d’Arts Indigènes Kimsa Suyu.
Mi-mai, la vallée de Codpa fait la fête des vendanges, avec des dégustations de vins en musique.
Le 21 mai, Arica fête le printemps avec l’élection de la reine du printemps, de nombreux défilés de chars à travers la ville, une veillée de sketchs comiques au théâtre national et un grand concours de danse costumées.

 

RESTAURANTS: OÙ MANGER À ARICA ?

Le restaurant Maracuya, Arica
Le restaurant Maracuya a de grandes salles, et sa terrasse au cinquième étage est un régal pour profiter de la vue sur l’Océan. Il travaille avec les classiques de la gastronomie péruvienne.
Los Alejos de 21 est une adresse sympathique à trois rues de la rue piétonne 21 de Mayo. Le restaurant a une belle carte de grillades dans une atmosphère champêtre. Ses boissons à bases de fruits exotiques valent aussi le détour.
Le restaurant Tuto Beach occupe une jolie villa avec vue sur la mer. On peut y savourer du congre à la moutarde ou du ceviche de lenguado.
Le restaurant Rayu permet de déjeuner ou dîner au bord d’une belle piscine, face à la plage. Ses fruits de mer et poissons sont très frais, et la sauce de la corvina mérite une mention spéciale.

 

HÔTELS: OÙ DORMIR À ARICA ?

La Casa Beltran, Arica
L’hôtel boutique Casa Beltrán propose ses 17 chambres dans une vieille demeure restaurée avec goût. Le séjour y est agréable, avec son restaurant gourmet et son bar à cocktail.
L’hôtel Apacheta a une expérience de 60 ans dans l’accueil d’hôtes et le service sur mesure. Il propose un bar panoramique et une terrasse avec vue sur mer où déguster les plats traditionnels du restaurant Península.
Où dormir à Arica
L’hôtel Aruma, central, accueille ses hôtes dans des chambres spacieuses, mais ses meilleurs atouts sont sans conteste sa piscine et son bar en roof-top.

 

TRANSPORT: COMMENT SE RENDRE À ARICA ?

Route pour Arica
La liaison aérienne quotidienne de Santiago à Arica utilise l’aéroport Chacalluta, situé à 18,5 km du centre ville d’Arica et à 10 km du complexe dounaier de Chacalluta, la frontière avec le Pérou. C’est l’aéroport le plus au nord du Chili. Par la route, Arica est à 4 heures d’Iquique où se situe un second aéroport.

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